Demande de témoignages utilisation Opale, Dokiel, Topaze pour la pédagogie

:loudspeaker: Appel à la communauté ! :loudspeaker:

Dans le cadre d’un argumentaire pour nos futurs utilisateurs, nous sommes à la recherche d’indicateurs de performance permettant de justifier l’usage de Scenari en comparaison avec les outils classiques que nous utilisons aujourd’hui pour nos supports pédagogiques.

Nous aimerions avoir vos retours d’expériences à propos de la question suivante :

En partant du principe que vous maîtrisez le(s) modèle(s) Scenari, pour quels usages ou finalités observez-vous un gain de temps dans la création, la modification et/ou la réutilisation de supports pédagogiques sous Scenari en comparaison avec des outils tels que PowerPoint, LaTeX ou Word ?

Par usages ou finalités, nous pensons :

  • à la modalité de création du support (création en solo, création hybride : à partir de grains propres ET de grains faits par d’autres, ou co-création de façon totalement collaborative),

  • au nombre de supports concernés par le contenu (pour un support unique ou bien utilisable dans plusieurs supports pédagogiques)

  • à la modalité d’usage (animation de présentiel, hybridation de la formation, auto-formation…),

  • au degré d’interactivité (pour un support non-interactif : lecture, consultation simple ou pour un support interactif : quiz, embranchements…).

  • …ou pour d’autres usages auxquels nous n’aurions pas pensé ?

N’hésitez pas à nous faire part de votre vécu en indiquant les usages et modèles Scenari utilisés qui ont constitué, pour vous, une plus-value au regard des outils que vous utilisiez auparavant en répondant en commentaire dans ce fil de discussion.

Un grand merci et belle fin de semaine à tou-te-s ! :wink:

Bonjour,
le gain de temps est à mon avis toujours le cas pour :

  • les documents multi-supports, par exemple avec Opale : un diaporama, un livret apprenant et un module scorm qui est classique en formation
  • la collaboration pour créer des modules de formation non-linéaires, par exemple Opale pour le contenu métier géré par les enseignants et Topaze pour le parcours géré par les ingénieurs techno-pédagogiques.
    Pour les autres cas, cela dépend la maîtrise des outils équivalents et des attentes des auteurs (accepter de ne pas mettre en forme par exemple).
    Bonne journée,
    Katia
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Bonjour,
Pour moi utiliser Scenari pour la pédagogie (et la documentation technique ; pour le moment je n’ai pas d’usage dans d’autres domaines) est TOUJOURS un gain de temps à moyen et long terme. Il y a un « ticket d’entrée » (= comprendre et s’approprier la philosophie pour devenir efficace), mais ensuite on gagne en temps, en rendu professionnel des ressources produites, en possibilités de réutilisation des items, en possibilité de publication multisupport et skins différents selon les usages, en possibilité de rédiger à plusieurs.
Par rapport à votre liste d’usages ou finalités, je pense que l’on gagne de façon exponentielle sur chacun des points que vous avez listés, c’est-à-dire que l’on gagne (encore une fois à moyen et long terme) dès les usages « modestes » et de plus en plus quand on « massifie » les usages.
Donc tout l’enjeu est de convaincre les utilisateurs d’investir du temps dans le « ticket d’entrée » pour en gagner (beaucoup !) ensuite…
Bon courage !

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Je poke certaines personnes qui, je pense pourraient apporter leur point de vue sur la question :
@claudel @Mory @fabien_baillon @stephanep @crhein @thierry.cabanal-duvi @laflama @laflama @guy_vedrenne @sheusser @Amandine @stephane_crozat

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Bonjour,
Merci @lalejand de me solliciter sur les argumentaires pour convaincre d’utiliser les modèles documentaires scenari.
Je suis à l’origine avec Pierre Mathieu du modèle documentaire Canoprof et ce qui nous à pousser à développer ce formidable outil, c’est le besoin des enseignants du premier et second degré de disposer d’un outil qui permette de fonctionner sur n’importe quel type de matériel à la fois en ligne et hors ligne. Ainsi un enseignant disposant d’une connexion internet ou pas peut projeter son cours à ses élève ou pas. Autre soucis est le fonctionnement sur différents types de matériel numérique que les régions mettent à disposition des établissements scolaires. Est-ce que les cours sont toujours utilisables lorsque le marché des achats de tablettes passe d’IOS à Android ?
Que se passe-t-il avec mon cours d’il y a 10 ans que je dois ressortir car cette année j’ai à nouveau des classes de 6e ?
A toutes ces questions Scenari répond favorablement.
J’irai encore plus loin puisque depuis 3 ans, je suis conseiller numérique au MEN du Sénégal. Nous avons installé au niveau du MEN du Sénégal un serveur scenari avec le modèle Senprof (dérivé de canoprof) pour centraliser et normer toutes les productions des contenus pédagogiques à destination des 93 000 enseignants. Le Sénégal ne dispose plus les ressources produites de nombreux projets car elles ont disparues avec la fin des projets. Scenari - Senprof est aujourd’hui la seule plateforme du ministère qui tourne correctement car le coût financier est réduit (serveur + petite maintenance) par rapport à d’autres plateformes de scénarisation imposées par différents bailleurs.
C’est un outil qui est assez souple pour permettre la production locale en académie mais aussi au niveau central par l’IGEF. L’utilisateur lui ne voit qu’un seul portail d’entrée alors que la production vient des 16 académies du pays ainsi que des différents projets internationaux. Un gain financier et de temps énorme par rapport aux pratiques précédentes de production de contenus…
Nous voyons aussi se développer la mutualisation des cours et modules de formation ce qui est certainement la partie la plus difficile à mettre en place mais nous sommes sur la bonne voie. Ainsi des modules de formation qui était auparavant sous le contrôle exclusif de tel service ou académie, devient avec Senprof un bien commun qui est mis à la disposition de tous. Nous avons ainsi 20 guides d’outils et plateformes du MEN qui sont mis en commun. Chaque guide est accompagné d’un scénario de formation et mis en ligne sur la plateforme nationale.
Nous savons que certaines académies ont ainsi mis en place des formations à l’aide de ces outils développés dans Scenari alors qu’elles ne l’auraient jamais fait avant. Certes il y a un gain de temps dans la mise en place des formations mais surtout une montée en compétences grâce à la mutualisation.
Un autre point est l’utilisation hors ligne ou sous forme de papier d’un cours rédigé dans Scenari car là il y a vraiment un avantage indéniable à utiliser Scenari. Le Sénégal ne dispose pas de connexion partout et encore moins dans tous les établissements. Il est possible de publier une version web hors ligne pour les malles numériques dans des écoles et collèges sans connexion: nous avons une mission la semaine prochaine sur cette problématique dans 30 écoles de la Casamance qui réclament des ressources pour leurs tablettes Android. Il est aussi possible d’imprimer les versions PDF des contenus sur les dupli-copieurs académiques pour mettre à disposition des cours dans les établissements les plus défavorisés numériquement et ainsi favoriser l’équité dans les apprentissages. Les différentes versions ne nécessitent pas de retravailler la mise en page comme cela est le cas avec une suite bureautique classique.
Je pense que j’ai certainement oublié des arguments mais je pense que vous avez des pistes pour montrer le gain de temps à utiliser Scenari et que la prise en main de 12 h vaut la peine… Nous avons une équipe de plus en plus nombreuse d’utilisateurs ici au Sénégal qui utilise Senprof dans différents projets et chacun y trouve son compte malgré les contraintes très variées de chaque rédacteur. C’est certainement la plus grande force de Scenari.

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Bonsoir,

J’utilise Opale, Dokiel, et depuis quelques mois Webmedia (mes incursions dans les autres modèles ne sont que très ponctuelles, pour le moment…).

Je réponds point par point, succinctement :

→ pour la modalité de création du support : en solo, le gain de temps est notamment lié à la réutilisation de ressources, références bibliographiques, grains de contenus, versions successives des scenarii pédagogiques, etc.
également à la possibilité d’intégrer des media divers, sans les difficultés liées à des liens/serveurs externes
cela dit, les échanges au format scar permettent un partage aisé en absence de serveur scenari

→ pour la nature des supports : la différenciation pédagogique est plus aisée, avec des supports imprimables, en ligne, voire des vidéos, et l’inclusion avec les versions dys

→ pour les modalités d’usage : la possibilité de produire des versions en ligne pour le distanciel et leur équivalent en diaporama pour le présentiel (et celle de proposer des versions longues et/ou courtes) à partir du même contenu est incontestablement plus efficace (et cela permet de fournir des supports différents, plus ou moins complets ou interactifs avec un minimum de manipulations)
un même module peut ainsi être joué intégralement à distance, intégralement en présence ou de manière hybride sans qu’il soit nécessaire de le concevoir 3 fois indépendamment parce que les outils sont différents

→ pour l’interactivité : la possibilité d’intégrer des exercices dans un support ou de les en extraire, de proposer des corrections ou de les masquer, d’importer les tests dans un LMS (tout est au même format, c’est fantastique !)

Ce n’est pas un usage mais la possibilité de disposer d’un support scorm ou web est extrêmement utile en cas de changement de LMS… il n’y a nul besoin de tout recommencer, ça fonctionne en l’état !

Et aussi, la conversion entre modèles permettrait un gain de temps encore plus important :wink:

Bien cordialement,

Sandrine Heusser

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Un grand merci à tous @sheusser , @crhein , @lalejand, @MarieDEBACQ , @oliverka pour vos retours et vos partages concernant vos usages de Scenari et son aspect gain de temps !

A bientôt !

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